Surveillance du Nématode du pin
Le groupe SNP travaille précisément sur le Nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus), un organisme de quarantaine prioritaire dans l’UE qui requiert une attention particulière de par sa transmission vectorielle. Les travaux réalisés sont articulés entre une surveillance des vecteurs et des arbres visant le suivi du premier foyer détecté en 2025 et la détection précoce d'éventuelles introductions nouvelles du Nématode du pin sur le territoire.
Programme de travail
1. Assurer la remontée continue de l’information et le suivi de la mise en œuvre du plan de surveillance (notamment, mais pas seulement, statut et résultats des échantillons, signalements, données import et flux intra-communautaires) via un système d’informations ad hoc. Rendre accessible cette information aux parties prenantes, de manière adaptée ;
2. A l’aide de cet outil de suivi, analyser la cohérence du plan de surveillance effectif vis-à-vis des connaissances scientifiques disponibles,
en particulier la pression de surveillance, l’équilibre entre surveillance vectorielle et surveillance du dépérissement des arbres, l’articulation entre surveillance en et hors forêt, et la prise en compte du risque à travers la définition des « sites sensibles » ;
3. Préparer des outils pour la surveillance post-foyer et son suivi ;
4. Communiquer sur les résultats des travaux, en interne et en externe.
| Dispositif(s) concerné(s) |
| DSF, surveillance biologique du territoire : SORE (JEVI et forêt-bois), contrôle des imports. |
| Animation |
| Une membre de l’équipe opérationnelle (INRAE) et le SRAL Nouvelle-Aquitaine (personne ressource DGAL) |
| Participants |
| Anses, CNPF, DGAL et SRAL (PACA), FIBNA, FREDON France, réseau FREDON France (Île-de-France), INRAE et ONF. |
| Partenariats à poursuivre ou créer |
| Partenariat à poursuivre : INRAE Bordeaux et Orléans, DSF et le réseau InterNématode Partenariat à créer : AAP du PEPR FORESTT, INRAE TETIS (télédétection) |
Nématode du pin
Le nématode du pin est un ver microscopique transmis par des insectes vecteurs du genre Monochamus qui parasitent les plantes hôtes de la catégorie des conifères et plus spécifiquement les Pins qui sont les plus sensibles (Pin maritime, Pin Sylvestre, Pin Laricio, Pin noir). Le nématode du pin provoque le dépérissement voire la mort de l’arbre qu’il infeste. Le diagnostic s’oriente vers l’infestation de l’arbre par le nématode du pin lorsque l’on observe des traces de ponte de Monochamus associé au dépérissement et jaunissement des aiguilles. Cet organisme nuisible est présent sur le territoire Français depuis fin 2025, dans la forêt landaise.
Ce nématode a pour support les végétaux vivants, les emballages en bois, copeaux et palettes. En cas d’introduction, les dommages environnementaux et économiques pour les filières forestières seraient alors importants.
Actuellement, un plan d'urgence (zone infestée et zone tampon avec des mesures de lutte et de gestion bien définies) est mis en place au niveau du foyer de la forêt des Landes et des stratégies de prévention visent à intensifier la surveillance du nématode du pin dans les zones exemptes pour favoriser une détection précoce. De plus, les exigences et le contrôle du matériel présentant un risque vis-à-vis du nématode (plants d’espèces hôtes, bois, emballages en bois, écorces) sont renforcées dans le cadre des circulations au sein de l’UE et à l’importation.
@INRAE/Bordeaux
Diagnostic
Nos équipes collaborent avec les professionnels experts afin de mettre à disposition des acteurs de terrain une aide à la reconnaissance de l’organisme nuisible du nématode du pin.
Consulter la fiche de reconnaissance SORE sur le nématode du pin disponible en téléchargement :
Cartographie
Des foyers de nématode du pin ont été détectés au Portugal en 1999, en Espagne en 2008, et en France en 2025, nécessitant la mise en place d’un plan de surveillance renforcée dans tous les Etats membres de l’Union Européenne. En France, les hôtes sensibles représentent environ 350 millions de m3 de volume de bois sur pied, ce qui représente au total 13% des ressources de la filière forêt-bois. La forêt landaise peuplée de pin maritime, est particulièrement concernée par cette problématique phytosanitaire. @Inventaire Forestier IGN, 2016
Une application de visualisation de données réalisée avec Shiny et développée par l’équipe opérationnelle permet de traiter les données de surveillance afin de visualiser l’effort de surveillance sur le territoire. Les sources des données de détections officielles sont apportées par la structure partenaire du Ministère de l’Agriculture, l’Anses et FREDON en région.
Travaux et avancées
Nos équipes ont mis à disposition une synthèse des travaux réalisés et des perspectives du Groupe de Travail Surveillance Nématode du Pin (GT SNP) de la Plateforme ESV de 2019 à 2021.
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DASHBOARD
Une analyse des zones à risque d’entrée et d'établissement du nématode du pin, et d’expression de la maladie du flétrissement du pin en France a été menée par le Groupe de Travail surveillance du nématode du pin. Le contexte de l’analyse,les objectifs,les données et la méthode utilisées sont explicités dans les premiers onglets du dashboard (voir ci-dessous). Les résultats sont visualisables à l’échelle de la France et à celle d’une région sous la forme de cartes interactives. Des perspectives de travaux utilisant ces résultats sont également proposés aux décideurs publics et les agents de terrain (DGAl, les SRALs, FREDONs et le DSF) et font partis des prochaine étapes à venir du programme de travail.
Si le dashboard rencontre des problèmes d’affichage, veuillez réactualiser la page.
Actualités Nématode du Pin
- Le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire a mis en ligne un dossier pour “Tout savoir sur le nématode du pin en France”.
- Arrêté du 8 avril 2026 fixant les modalités de participation de l’Etat aux frais nécessairement occasionnés par la lutte contre Bursaphelenchus xylophilus. Il abroge l’arrêté du 22 décembre 2025, tout en reconduisant à l’identique les barèmes applicables en zone infestée. La principale évolution réside dans la création d’un barème spécifique pour la zone tampon, introduisant des forfaits dédiés au broyage des rémanents issus de coupes antérieures à la détection officielle.
- Ce podcast présente le Laboratoire départemental de Villenave-d’Ornon (Gironde) qui analyseles échantillons de pins pour i’dentification officielledu nématode du pin, responsable du flétrissement des pins et qui menace les forêts des Landes de Gascogne.
- Le 3 novembre 2025, le nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) a été détecté pour la première fois à Seignosse. Le projet européen FORSAID mobilise la recherche pour appuyer la filière : intelligence artificielle appliquée des données de télédétection, pièges intelligents pour le vecteur Monochamus, détection moléculaire automatisée, et science participative. Ces innovations visent à améliorer la rapidité, la précision et l’efficacité de la surveillance et de la lutte contre le nématode et ses vecteurs.
- Point de situation de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine en date du 14/01/2026 concernant la surveillance et la lutte contre le nématode au niveau du foyer des Landes.
Veille ciblée Nématode du Pin
- Cet avis scientifique de l'EFSA passe en revue les modèles évaluant les stratégies d'éradication et d’enrayement du nématode du pin. Une recherche bibliographique menée en octobre 2025 a recensé 1 560 références, examinées en trois phases, jusqu'à retenir six études modélisant des interventions concrètes. Les modèles à équations différentielles se sont révélés insuffisants pour les mesures spatialisées comme les coupes rases et les zones tampons ; les approches spatialement explicites, fondées sur une grille, un réseau ou l'individu, se sont montrées les plus adaptées. Aucune n'était toutefois pleinement satisfaisante, mais toutes pourraient l'être moyennant des améliorations ciblés.
- Le bulletin d'information du 23 juillet 2026 de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine fait le point sur la lutte contre le nématode du pin. Un nouveau foyer y est signalé, confirmé officiellement le 16 juillet sur la commune de Lescar (Pyrénées-Atlantiques). Cette détection a conduit la préfète de région à signer, le 20 juillet, un arrêté modificatif instaurant une nouvelle zone délimitée.
- Dans le cadre de la surveillance annuelle, un individu de Monochamus capturé en forêt d'Orléans (commune des Bordes) a été testé positif au nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) le 9 juillet 2026 par le laboratoire national de référence. Les services de l'État vont intensifier le piégeage et prospecter les pins dépérissants autour du site pour analyses. Contrairement aux Landes, où des arbres contaminés avaient été détectés, seul l'insecte vecteur est ici positif : il s'agit donc d'une simple « interception » en Centre-Val de Loire, non d'un nouveau foyer confirmé.
- Dans le cadre de la surveillance officielle menée par les services régionaux en charge de la protection des végétaux, le laboratoire national de référence de l’Anses a confirmé le 16 juillet 2026 la présence du nématode du pin sur un arbre symptomatique situé sur le territoire de la commune de Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette détection, localisée à 60 km à l’est de la zone délimitée autour du foyer identifié en novembre 2025, conduit à l’établissement d’une nouvelle zone délimitée par arrêté préfectoral. Il permettra la mise en œuvre des mesures de lutte dans la zone de proximité immédiate du foyer, ainsi que dans la zone tampon qui l’entoure, conformément à la réglementation européenne.
- En Corée du Sud, le flétrissement du pin, provoqué par le nématode Bursaphelenchus xylophilus, s'intensifie selon une distribution spatiale très hétérogène. Dans la province du Chungcheong du Sud, le nombre d'arbres atteints est passé de 5 000 à 140 000. À l'échelle nationale, les statistiques 2026 de l'Office coréen des forêts confirment cette concentration des foyers : les 27 districts classés en zone « grave » ne représentent que 16 % des 166 communes touchées, mais totalisent 1,4 million d'arbres infectés, soit 80 % des 1,77 millions recensés dans le pays. Face à cette dynamique, l'administration adapte sa stratégie de gestion : le classement en zone de traitement spécial, jusqu'ici réservé aux secteurs « extrêmes » (plus de 50 000 arbres morts), est étendu aux zones « graves » (plus de 30 000), les opérations de lutte deviennent possibles toute l'année, et une « ceinture de lutte nationale » est instaurée afin de concentrer les moyens sur les foyers les plus actifs et de préserver les massifs encore indemnes.
Nos piliers
Environnement
Protéger la santé des végétaux pour préserver les ressources économiques, sociales et environnementales qui en dépendent.
Collaboration
Ce sont 7 structures partenaires reconnues en leur expertise dans le secteur de la santé des végétaux qui s’associent pour améliorer la surveillance sanitaire de l’ensemble des végétaux sur le territoire.
Opérationnelle
Développer des expertises permettant une application directe et un usage concret.